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Amplificateur M&T 10W classe A



Ayant toujours, depuis 1972, préféré le DIY au produit fini, j'ai construit de nombreux amplificateurs à transistors et à lampes, il me manquait les MOS. J'ai découvert Jean-Marc Plantefève dans la revue Musique et Technique (qui a donné son nom à cet amplificateur).

Etant à cette époque abonné à la revue "L'Audiophile" et ce, depuis le N° 3, la clarté et l'apparente simplicité du schéma m'ont incité à me lancer dans sa construction, sachant dès le départ que je devrais en réaliser deux pour pouvoir alimenter les pavillons médium et les tweeters de mon modeste système dit "haut rendement". Jusque là, les médiums étaient attaqués par un 8W Darlington à grosse alimentation et les aigus par un petit ampli à lampes de 3W. Je devais pouvoir faire mieux.

Le site de Jean-Marc, véritable mine pour tout Diyeur intéressé par les amplis MOS se trouve à cette adresse : http://perso.wanadoo.fr/jm.plantefeve/



Tôlerie :


Comme dans toute réalisation électronique, le plus fastidieux restera toujours l'élaboration du châssis; aussi, c'est toujours par là que je commence. J'avais dans mes réserves quatre peignes de 200x110x40; J'ai fait couper une face avant en AU4G de 8mm d'épaisseur ainsi que la face arrière, le fond et le dessus en 3mm. (Pour les franciliens, une bonne adresse : Weber- Métaux).

Aspect extérieur du boîtier

mt exterieur


La face avant, par son épaisseur, participe activement au refroidissement. Les 8mm permettent les taraudages par l'intérieur, ce qui rend les vis invisibles. Le polissage se fait au papier automobile non pas mouillé à l'eau mais avec un polisseur d'alu Genre Miror. La dernière passe se fait au Miror et au chiffon.

Les inscriptions sont réalisées à l'aide de lettres de transfert protégées par quelques couches de vernis polyuréthane.



L'électronique :


Voyons tout d'abord l'alimentation : Elle est constituée d'un transformateur R-Core 2x12volts 120 VA (d'origine Sélectronic). Celui-ci est fixé au fond par quatre petits silentblocs pour éviter les vibrations (chez Conrad, pages modélisme).
Je possédais quatre condensateurs Philips 10 000µF avec sorties sur picots ; Je les ai montés sur un circuit imprimé à larges pistes, doublées par de la barre de cuivre de 2mm et isolées du fond du boîtier par des entretoises nylon. Sur ce même fond, j'ai fixé deux selfs de 2,2mH pour réaliser un filtrage en pi, ainsi que le pont de diode 25A qui est ainsi parfaitement refroidi. Le câblage est effectué en 1mm sauf les masses qui sont en 2.

Vues intérieures :

vue interieure 1

vue interieure 2


Je m'étais procuré deux circuits imprimés auprès de Jean-Marc fin 1998, (nous sommes en 2002, j'ai donc bien pris mon temps!!). Le câblage ne présente aucune difficulté particulière ; Les ajustables sont réglés à fond sens horaire, les MOS soudés une fois fixés sur les équerres à travers des isolants (Keraterm en ce qui me concerne).

J'ai rajouté un filtre d'entrée 470 Ohms / 47 PF et j'ai modifié, sur un conseil de Jean-Marc, la sensibilité d'entrée en changeant la 160 Ohms par une 330ohm. Enfin, les transistors d'entrée ont été appairés à partir d'un petit lot de 10 pièces. Les potentiomètres d'entrée sont soudés directement sur les cinchs, il sont très aisément accessibles par le haut à travers le capot.

Etant donné que le préampli, le filtre actif, et l'ampli ne possèdent pas de condensateur sur le parcours du signal, j'ai construit une temporisation / sécurité courant continu dérivée d'un schéma de la revue : Nouvelle Electronique. Les relais, soudés sur deux petits circuits imprimés sont fixés directement sur les bornes de sortie ; Ainsi, les câbles HP ne se promènent pas au milieu des transformateurs.

La carte tempo / sécurité CC et ses satellites :

tempo


Le réglage des cartes est simple (on peut voir la méthode sur le site du concepteur cité auparavant). Je conseille de toujours ramener l'offset à zéro, avant d'augmenter le courant de repos. Les miennes sont ajustées à 790 mA. L'offset, qui monte à près de 150 mV à la mise en marche se stabilise après quelques minutes aux alentours de +/- 50 MV.

Dernier détail de construction, les pieds que j'utilise sont des "butées de choc" coniques en : 20x20mm. Elles jouent un rôle d'isolation et ne sont pas inesthétiques à mon goût. Fournisseur : Radiospares. Le reste du matériel provient de chez Sélectronic.



Conclusion :


Le rapport qualité / investissement de cet amplificateur est tout à fait exceptionnel. Il y a "tout ce qu'il faut là où il faut" ! Il fonctionne tous les jours depuis quatre ans avec des enceintes "vintage" Apogée 3A sans que je m'en lasse. Mes pavillons médium attendent que je finisse son jumeau (mais alimenté en " double " mono). Un grand merci à Jean-Marc Plantefève pour ses conseils et sa disponibilité.

Surtout, n'hésitez pas, laissez vous tenter par le DIY !

Cet amplificateur (réalisé en 2002) est également présenté dans la section "Galerie" du site de Jean-Marc Plantefève.


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26/03/2006